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الحكومة تدق المسمار الأخير في نعش مسعى الشمول المالي from DzTalents's blog

صدر مؤخراً في الجريدة الرسمية قرار مشترك بين وزارتي المالية والتجارة يحدد معايير جديدة لتصنيف بعض المعاملات على أنها "اعتيادية ومتكررة" وبالتالي إخضاعها للضرائب والرسوم. من جهتي، أرى أن هذا القرار مبكّر جدا ولا يخدم مساعي الرقمنة ولا أهداف الشمول المالي التي لطالما روجت لها الحكومة نفسها وعملت عليها في السنوات الأخيرة. القرار يعاقب الأشخاص الذين يحققون دخلاً منتظماً من نشاطهم عبر الإنترنت أو التجارة الإلكترونية. ويكررون عمليات مالية ثلاث مرات أو أكثر ولا يتوفرون على سجل تجاري أو وثائق تثبت مصدر الأموال. النتيجة؟ بدل تشجيع المواطنين على الخروج من الاقتصاد الموازي والانخراط في المنظومة البنكية الرسمية، يتم الآن تخويفهم وملاحقتهم ضريبياً دون منحهم آليات واضحة للاندماج. ما يثير القلق هو أن القرار قد يُستخدم لإغلاق الحسابات أو تجميد الأموال حتى في حالات أبسط مثل بيع منتجات أو خدمات رقمية من المنزل أو العمل الحر عبر الإنترنت (Freelance). بهذه السياسة، الدولة تُفرّغ الدفع الإلكتروني من محتواه، وتُفرمل نمو الاقتصاد الرقمي، وتقضي على آمال آلاف الشباب الذين وجدوا في الإنترنت فرصة للهروب من البطالة. إذا كانت الحكومة جادة في تحديث المنظومة الاقتصادية، فعليها أن تعمل على بناء جسور الثقة لا أن تُضاعف القيود ومطاردة الناس كمتهربين!

 

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The Wall

DzTalents
Apr 30 '25, 02:20PM
Je soutiens pleinement cet avis, car le nouveau décret relatif à la taxation des opérations financières dites "récurrentes" compromet gravement les efforts de la numérisation de l'économie et de l'inclusion financière en Algérie. Voici quelques arguments solides pour appuyer cette position :
1. Un frein à l’économie numérique émergente

L'Algérie commence à peine à bâtir une économie numérique, notamment grâce à l'essor du e-commerce, du freelancing, et des services digitaux. En imposant des taxes sur des transactions jugées « récurrentes » sans cadre clair ou souple, le gouvernement risque de décourager les jeunes entrepreneurs et travailleurs indépendants qui utilisent ces moyens pour générer des revenus légitimes, souvent modestes.
2. Un coup dur porté à l’inclusion financière

Le cœur de l'inclusion financière est d'intégrer progressivement les citoyens dans le système bancaire formel. Or, cette mesure fait exactement le contraire : elle crée un climat de peur, pousse les gens à éviter les services bancaires par crainte de sanctions fiscales, et renforce l’économie informelle.
3. Manque d'alternatives et de dispositifs d’accompagnement

La plupart des travailleurs du numérique et petits vendeurs en ligne n’ont ni les moyens ni les informations nécessaires pour obtenir un registre de commerce ou se structurer légalement. Plutôt que de les sanctionner, l’État devrait leur proposer des dispositifs simplifiés, des statuts juridiques adaptés (comme l’auto-entrepreneur) et un accompagnement fiscal progressif.
4. Risque d’arbitraire et d’abus

L'absence de précision dans la définition des opérations « régulières » ou des « preuves d’origine des fonds » peut ouvrir la porte à des interprétations abusives, des blocages de comptes injustifiés, voire des discriminations. Cela affaiblit davantage la confiance dans le système.
5. Contradiction avec les discours officiels

Depuis des années, le gouvernement promeut la transformation digitale, la bancarisation, et le soutien aux start-ups. Ce genre de mesures envoie un message contraire et nuit à la crédibilité de ces politiques.
En conclusion :

Si le gouvernement souhaite réellement moderniser l’économie et lutter contre l’informel, il doit instaurer un climat de confiance, proposer des mesures incitatives et construire une réglementation souple et pédagogique, non punitive. La numérisation réussie d’un pays repose d’abord sur l’adhésion de ses citoyens, pas sur leur répression.
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